Les Actualités sur Mondiaglobalisation

jeudi 3 avril 2025

Editorial. Le populisme dévoyé


Si l’on comprend bien ce que cherche les populistes c’est de capter la haine et le rejet du «peuple» à l’encontre d’une société où les élites seraient soi-disant non seulement favorisées mais également intouchables.

D’où leurs diatribes contre ces castes qui domineraient le peuple, s’accapareraient toutes les richesses et les avantages.

Et, pour demeurer au pouvoir, elles agiraient dans l’ombre, capables de toutes les magouilles dont le trucage du suffrage universel sans oublier une justice aux ordres qui leur permettraient de passer entre les mailles du filet.

Mais en décrivant ces élites honnies, ne parlent-ils pas d’eux-mêmes?!

N’est-ce pas de ce que revendiquent des personnages comme Donald Trump, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Viktor Orban, Recep Tayyip Erdogan ou Nicolas Maduro, entre autres?!

Ainsi, quand ils sont accusés puis jugés pour les crimes et délits qu’ils ont commis, ne revendiquent-ils pas d’être traités différemment au prétexte que leur popularité les placerait au-dessus du «bas peuple»?

Et même s’ils sont condamnés, ne revendiquent-ils pas des avantages que n’importe quel autre citoyen ne peut espérer bénéficier?

Quand ils restreignent les libertés publiques n’est-ce pas pour garder le plus longtemps possible le pouvoir au détriment du même «bas peuple».

Des populistes qui fustigent les riches mais qui le sont eux-mêmes et soutiennent des mesures qui leur permettent de s’enrichir encore plus en les mettant en place lorsqu’ils accèdent au pouvoir.

On a vu aux Etats-Unis comment Donald Trump a manœuvré pour éviter d’être condamné et mis en prison avant l’élection et comment il œuvre désormais à faire en sorte que la justice soit à ses bottes comme l’on fait Erdogan et Maduro.

On le voit en France avec Marine Le Pen qui réclame des aménagements à sa condamnation parce qu’elle serait au-dessus du simple citoyen.

Et l’on se rappelle avec quelle violence Jean-Luc Mélenchon avait attaqué la police et la justice parce qu’elles osaient faire leur travail républicain à son encontre.

Leur instrumentalisation du populisme et leur peu de considération pour le «bas peuple» montrent ce qu’ils sont en réalité, des politiciens qui se servent sans servir et dont le but est la prise du pouvoir pour eux et leur clan.

 


mercredi 2 avril 2025

Le Focus. La Turquie proche de la dictature

 

En emprisonnant son principal opposant, Ekrem Imamoglou, Erdogan est en train de transformer son autocratie en dictature.

Et peu importe que des centaines de milliers de manifestants aient encore défilé dans les rues d’Istanbul, ce samedi, ni que les pays européens condamnent cette décision.

Mais on ne peut être surpris par le comportement d’un homme qui a toujours eu comme ambition d’être à la tête de la Turquie jusqu’à sa mort et à sa volonté de transformer la démocratie turque en un régime à sa botte.

Ayant réchappé à une tentative de coup d’Etat en juillet 2016, il a, petit à petit, rogner sur la liberté des Turcs et imposer un ordre de moins en moins démocratique.

Si la rue ne l’oblige pas à faire machine arrière ou si les Turcs ne se soulèvent pas devant cette décision, il y a fort à parier qu’Erdogan va encore renforcer son pouvoir et fermer la porte à son remplacement.

 

 




Commentaire. Et pendant ce temps le régime totalitaire chinois se renforce…


Les frasques de Trump, les menaces de Poutine, les remises en cause de l’Etat de droit dans les démocraties par les extrémistes et les populistes de gauche et de droite, les élucubrationismes (théories complotistes) et les fake news qui submergent le net et ses réseaux sociaux, l’irresponsabilité grandissante d’une grande partie du monde politique, l’enrichissement de plus en plus obscène des plus riches, etc. et pendant ce temps le régime totalitaire chinois se renforce…

Parce que la plus grande menace pour le monde n’est sans doute pas (encore?) le criminel Poutine ou l’autocrate Trump, ni même les extrémistes et les populistes qui gangrènent la démocratie républicaine libérale mais bien le despote Xi Jinping et ses acolytes du Parti communiste ainsi que leur fameux «rêve chinois» qui se définit aussi simplement que le 21e siècle sera chinois.

Et tout se tient dans ce monde globalisé et mondialisé.

Si la Chine n’exerçait pas sa puissance en soutenant tous les régimes totalitaire et autocratiques que ce soit en Europe (comme la Russie de Poutine ou la Turquie d’Erdogan), en Afrique, en Asie (comme l’Iran des mollahs ou la Birmanie des généraux), le monde serait moins dangereux et ne regarderait pas l’avenir avec anxiété.

Sans oublier sa politique expansionniste et impérialiste vis-à-vis de tous ses voisins et plus particulièrement vis-à-vis de Taïwan où les exercices de l’«Armée populaire» se multiplient avec de nouvelles manœuvres qui viennent de démarrer.

On l’a déjà dit maintes fois ici, Poutine ne pourrait pas mener son invasion et ses commettre ses crimes en Ukraine sans l’aide de la Chine.

De même, ce n’est pas le dictateur russe qui a mis sur pied l’internationale totalitaire mais son ami chinois Xi qui s’est mis le premier à la tête d’un «nouvel ordre mondial» dont la finalité est l’éradication de la liberté sur la planète, donc la destruction du régime de la démocratie républicaine libérale puis de la mise sur pied d’une gouvernance chinoise et de ses affidés.

En ce moment, la Chine mène toujours son projet – qui est, entre autres, alimenté par la vengeance vis-à-vis de l’Occident pour son occupation du pays à la fin du 19e siècle – sans trop de bruit et en essayant de passer le plus inaperçu possible.

Mais une chose est sûre, le chaos international et la déstabilisation des démocraties fait un heureux: Xi Jinping.


mardi 1 avril 2025

Le Focus. Après avoir menacé l’Ukraine, Trump menace la Russie!


Le monde pourra-t-il tenir quatre années de présidence Trump sans une crise majeure, voire un conflit d’ampleur planétaire?

C’est la question que l’on est en droit de se poser après les multiples propos inconséquents qu’il tient et des menaces qu’il profère sans cesse.

Ainsi, de celles d’envahir militairement le Groenland qu’il vient encore de réitérer si le Danemark ne lui cède pas ce territoire de lui-même.

Et ne voilà-t-il pas que dans son obsession d’être le faiseur de paix dans l’agression de Poutine contre l’Ukraine, après avoir menacé Volodymyr Zelensky de tout et n’importe quoi, allant même jusqu’à nier sa légitimité démocratique, il en vient à menacé le dictateur du Kremlin!

Il a déclaré être «très énervé», «remonté» et même «furieux» contre un Poutine qui fait exprès de louvoyer face aux à ses propositions de mettre fin au conflit, prévoyant même des sanctions contre la Russie!

«Si la Russie et moi ne sommes pas capables de parvenir à un accord pour mettre un terme au bain de sang en Ukraine, c'est la faute de la Russie», a-t-il expliqué. 

Comme l’explique Zelensky, «Depuis trop longtemps maintenant, la proposition américaine d'un cessez-le-feu inconditionnel est restée sur la table sans réponse adéquate de la Russie».

Il apparaît de plus en plus que Trump ne maîtrise pas grand-chose dans sa capacité à imposer la pax americana et qu’il commence à ne plus être crédible, voire à se ridiculiser ce qui pourrait l’amener à prendre des positions très dangereuses pour la paix mondiale…